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Voici comment régler votre succession numérique

Personne n’aime songer à la mort. Mais parfois, cela peut être judicieux. Par exemple, lorsqu’il est question de votre succession numérique. Pensez à temps au devenir de votre compte Facebook ou LinkedIn. Cela vous déchargera, vous dans l’immédiat et vos héritières et héritiers, le moment venu.

Régler votre succession numérique
Qu’adviendra-t-il de votre compte Facebook ou LinkedIn à votre décès ?

(rh) Facebook vous rappelle, par exemple, chaque année l’anniversaire de tous vos amies et amis qui ont saisi leur date de naissance. C'est pratique pour ne jamais oublier de féliciter la personne concernée. Mais la plateforme de réseaux sociaux la plus appréciée de Suisse peut aussi vous rappeler l’anniversaire d’une personne décédée. Si vous le saviez, ce rappel est douloureux et si vous l’ignoriez, la surprise est d’autant plus amère. C’est pourtant ce qui se produit si personne n’informe Facebook ou n’adapte le profil en conséquence. Il est donc judicieux de régler votre succession numérique.

La succession numérique en cinq étapes

  1. Définissez dans votre testament la personne chargée de s’occuper de votre succession numérique. Vous pouvez nommer un exécuteur testamentaire qui se charge de toutes les démarches ou différentes personnes pour chaque tâche spécifique. Par exemple une amie pour votre profil Facebook et votre partenaire pour tout ce qui concerne l’e-banking.
  2. Conservez une liste de tous vos services en ligne avec les données de connexion (nom d’utilisateur et mot de passe), y compris vos données d’accès pour votre smartphone ainsi que votre ordinateur, et notez ce qui doit être fait pour chaque service. Conservez cette liste dans un coffre-fort ou enregistrez-la sur une clé USB.
  3. Un service de stockage en ligne, qui vous permet non seulement de stocker, mais aussi de « léguer » des données, des documents ou des mots de passe, est encore plus pratique. Par exemple SecureSafe. Lorsque vous décédez ou perdez votre capacité de discernement et que l’héritage des données est activé, toutes les données sont transmises dans le cadre d’un processus en plusieurs étapes.
  4. Informez votre famille au sujet de votre liste et indiquez-lui où la trouver. Ou expliquez à toutes les personnes qui seront contactées après votre décès comment fonctionne le service de stockage en ligne.
  5. N’oubliez pas de maintenir à jour votre liste ou votre service de stockage en ligne. Par exemple, lorsque vous utilisez de nouveaux services en ligne ou modifiez vos mots de passe, ce que vous devriez faire régulièrement.

Que se passe-t-il si vous ne laissez pas une telle liste ?

Sans nom d’utilisateur et mot de passe, vos héritiers ne pourront pas accéder à vos plateformes de réseaux sociaux. Suivant la plateforme, supprimer votre profil ou le désactiver peut être passablement compliqué.

  • Facebook : vous pouvez définir un contact légataire, qui décidera si votre profil doit être supprimé définitivement, désactivé ou muté en compte de commémoration. Si vous n’avez défini personne, vos héritiers ou le testateur devront soumettre une demande correspondante en ligne, à laquelle sera joint votre acte de décès.
  • Twitter : les membres de la famille doivent soumettre une demande de désactivation du compte d’une personne décédée ou incapable de discernement. Si vous transmettez en ligne une copie du passeport ou de la carte d’identité, accompagnée de l’acte de décès, le compte sera désactivé.
  • LinkedIn : les membres de la famille doivent compléter un formulaire en ligne, télécharger l’acte de décès et répondre à quelques questions. LinkedIn les contactera ensuite.
  • Instagram : les membres de la famille peuvent faire supprimer le profil ou lui attribuer un statut commémoratif. Pour cela, il faudra transmettre le certificat de naissance, l’acte de décès et une preuve légale du statut de représentant des héritiers.
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  • infomaison
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