Extension et transformation d’un bâtiment

Adapter un logement aux personnes âgées : coûts et mesures de transformation

Au cours de leur seconde phase de vie, les propriétaires de logement se posent certaines questions : dois-je transformer mon chez-moi pour y vieillir bien ? Dois-je louer une partie de ma maison ? Ou la vente serait-elle une meilleure solution ?

Altersgerecht wohnen
Un logement adapté aux personnes âgées est sans obstacles.

(mei) La voie vers une vieillesse confortable commence par l’analyse des conséquences financières des options envisageables. Tous les propriétaires fonciers n’ont pas les moyens financiers de réaliser des transformations sans obstacles.

Un appartement intégré serait-il une option judicieuse lors des transformations ?

Lorsqu’une partie de la maison doit être louée, les transformations sont particulièrement coûteuses, mais financièrement intéressantes à long terme. En effet, cela signifie : deux entrées, deux cuisines, au moins deux salles de bain, etc. La règle de base pour la viabilité financière des transformations part du principe que les intérêts hypothécaires, l’amortissement et les charges, moins les éventuels revenus locatifs de l’appartement intégré, ne doivent pas dépasser un tiers des revenus.

Une nouvelle propriété adaptée aux personnes âgées peut nécessiter une seconde hypothèque

Comme les transformations exigent généralement que les résidents s’installent ailleurs temporairement, la plupart des propriétaires décident de vendre leur maison et d’emménager dans un appartement qui répond aux besoins de leur âge. Si un logement en propriété par étage est envisagé, il est judicieux d’impliquer la banque à un stade précoce du projet. En effet, si l’ancien immeuble ne peut pas être vendu immédiatement, une double charge financière devra être assumée temporairement : soudain, deux hypothèques doivent être financées. En conséquence, par mesure de précaution, il est recommandé de calculer un loyer réaliste pour l’ancienne maison et de s’en servir comme base pour élaborer un autre scénario. L’objectif : en cas d’urgence, pouvoir tenir le coup financièrement un à deux ans, jusqu’à ce que la maison soit vendue.

Réflexions importantes concernant le futur environnement résidentiel

Indépendamment des émotions et des souvenirs qui lient les propriétaires à leur maison, il convient d’étudier d’un œil critique l’emplacement du bâtiment par rapport aux besoins liés à l’âge : le milieu social à l’ancienne adresse correspond-il à la nouvelle tranche de vie ? Le quartier est-il sûr ? Les magasins et centres de loisirs, ainsi que les médecins et hôpitaux, sont-ils facilement accessibles en transports publics ? Seules les personnes pouvant répondre par l’affirmative à ces questions pourront continuer à se sentir à l’aise dans leur environnement.

Absence d’obstacles dans toute la maison

Les personnes qui choisissent de transformer leur maison pour l’adapter aux besoins des personnes âgées doivent veiller à ce que l’accès au bâtiment soit de plain-pied, tout comme les pas-de-porte dans toute la maison. En fonction de la différence de hauteur, il faudra envisager une rampe, un monte-rampe d’escalier, une plate-forme élévatrice ou un simple ascenseur vertical. La circulation à l’intérieur du bâtiment doit aussi être garantie, ce qui nécessite souvent l’élargissement des portes et des passages. Selon le centre de conseil en construction sans obstacles du canton de Berne, les sanitaires requièrent une attention particulière. La douche doit être aménagée de façon à ce qu’une personne puisse se laver à l’aide d’un siège rabattable et de poignées ou qu’il y ait suffisamment de place pour accueillir un(e) aide-soignant(e). Dans les toilettes, il faut prévoir la place nécessaire pour y manœuvrer un fauteuil roulant et, là aussi, fixer des poignées. La cuisine doit également être adaptée. Une chaise roulante réglable en hauteur remplace parfaitement les aménagements réglables en hauteur onéreux. C’est une solution nettement meilleur marché. On l’omet souvent et pourtant, il s’agit d’un élément important à partir d’un certain âge : une place de stationnement plus large et surtout protégée. Après tout, une personne en fauteuil roulant doit pouvoir se déplacer de la voiture à la maison sans difficulté et si possible au sec, même sous la neige et la pluie.

Un devis des frais réaliste est important

Le prix à payer pour rester dans sa propre maison, en tenant compte des besoins liés à l’âge, peut être passablement élevé. Toutefois, les frais de construction doivent être mis en relation avec les coûts élevés de séjour en établissement médico-social. Une rampe est disponible à partir d’environ CHF 8000.–, un monte-rampe d’escalier coûte dans les CHF 20 000.– et un ascenseur vertical simple pour un étage se situe entre CHF 40 000.– et CHF 50 000.–, mesures architecturales comprises. Une nouvelle salle de bain sans modification du plan coûte entre CHF 40 000.– et CHF 60 000.–. Ces coûts de transformation étant considérables, il est judicieux de veiller à une augmentation de la valeur marchande et de consulter impérativement un professionnel qui effectue une planification sérieuse, calcule les coûts et surveille les travaux des artisans. 

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